Comme c'est désormais son habitude, Ciné Rencontres tient à apporter sa
contribution au débat sur le développement durable et plus largement, sur les questions d'écologie et les questions alimentaires. Au printemps dernier, nous avions organisé un débat autour du
film Nos enfants nous accuseront avec notamment, l'épouse du réalisateur et Philippe Desbrosses, infatigable militant du bio et combattant de la première heure contre la malbouffe. Avec
Food, INC, un documentaire américain, voici une nouvelle occasion pour Ciné Rencontres de débattre encore et encore de ce que l'industrie agro-alimentaire enfante.
Food, Inc. décortique les rouages d'une industrie qui altère chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant
par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l'enquête pour savoir comment est fabriqué ce que nous mettons dans nos assiettes. Derrière les étiquettes pastorales de " produits fermiers ",
il découvre avec beaucoup de difficulté le tableau bien peu bucolique que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : conditions d'élevage et d'abattage du bétail désastreuses, collusion
entre les industriels et les institutions de régulation, absence de scrupules environnementaux, scandales sanitaires... Éleveurs désespérés, experts indépendants, entrepreneurs intègres et
défenseurs du droit des consommateurs esquissent, chacun à leur manière, le portrait d'une industrie qui sacrifie la qualité des produits et la santé de ses clients sur l'autel du rendement.
Les faits en
vrac
Dans les années 70, le top 5 des emballeurs de viande bovine contrôlait environ 25% du marché. Aujourd'hui, les 4 plus
grosses entreprises détiennent plus de 80% du dit marché. A la même époque, les Etats- Unis comptaient des milliers d'abattoirs produisant la majorité du boeuf vendu. Aujourd'hui, ils ne sont
plus que 13. Un supermarché moderne a, en moyenne, 47 000 produits ; la majorité de ceux-ci a été produit par seulement une poignée d'entreprises de l'agroalimentaire. En 1998, le Département de
l'Agriculture des USA (USDA) a décidé de faire des tests bactériologiques contre la salmonelle et certains E. coli (bactérie intestinale). Ainsi, si une usine échouait plusieurs fois à ces tests,
l'USDA pouvait la faire fermer. Après avoir été traîné au tribunal par les associations de producteurs de viandes et de volailles, le Département de l'Agriculture n'a désormais plus ce pouvoir.
En 2007, 73 000 personnes ont été atteintes du virus E. coli.
En 1972, l'Administration de l'Alimentation
et des Drogues (FDA) a conduit 50 000 inspections sanitaires. En 2006, ce nombre est tombé à 9164 contrôles. Sous l'administration Bush, la FDA avait à sa tête l'ancien vice-président de
l'Association Nationale des Robots de Cuisine. Toujours, sous Bush, le chef d'équipe de l'UDSA était un ancien chef du lobby de l'industrie bovine à Washington. Avant de se reconvertir dans
l'agro-business, Monsanto était une industrie chimique qui a produit, entre autres choses, des pesticides (DDT) et l'Agent Orange (un défoliant utilisé pendant la guerre du Vietnam). Le juge de
la Cour Suprême, Clarence Thomas
était un
avocat de Monsanto à la fin des années 70. Alors qu'il était en poste à la Cour Suprême, Mr Thomas a écrit, dans une affaire, une opinion majoritaire qui a aidé Monsanto à faire respecter ses
brevets de semences. Avec 32 000 cochons tués par jour, l'entreprise Smithfield de Tar Heel en Caroline du Nord est le plus gros abattoir du monde. En moyenne, un américain mange plus de 90 kg de
viandes pas an. 30% des terres américaines servent aux plantations de maïs. 1 américains sur 3, né après 2000 va contracter un diabète précoce.¨Pour les minorités, ce ratio peut monter à 1 sur
2.
Sortie en salles le 2 décembre.
L'association Ciné Rencontres
est née avec les sept salles du nouveau cinéma de Vierzon, Ciné Lumière, en juin 2005, construites dans une ancienne usine de matériel agricole, la Société-Française.
Le but de Ciné Rencontres est d'encourager l'accès à la culture cinématographique et d'une manière générale de promouvoir le cinéma de qualité par le biais de rencontres et de
manifestations. Ciné Rencontres est donc née de la volonté de Francis Fourneau, le directeur de Ciné Lumière et de Joël Hallier, le président-fondateur. Depuis sa création, Ciné
Rencontres reçoit, à Vierzon, des professionnels du cinéma, des acteurs (trices) aux réalisateurs (trices) et organisent régulièrement des soirées-débats autour de films d'actualité. Pour tous
contacts : remy.b@voila.fr ; 06 10 31 14 07.
Voici les tarifs d'adhésion
Membre actif :
10 euros
(lycéens : 5 euros).
Adhésion pour un couple :
15 euros
Membre bienfaiteur :
50 euros.
EGI Europe de Vierzon aide l'association Ciné Rencontres.
Merci à son directeur général et co-gérant Jean-Luc Vallet.

































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TARIF REDUIT : 6€
(3ème Age, scolaires et étudiants sur présentation d'une carte)
CHEQUES CINEMA ENTREPRISES : 5,50 €
(chéques cinéma vendus aux comités d'entreprise par carnet de 50 places valables entre 5 et 8 mois, en vente au CinéLumière tél : 02.48.51.36.84)

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