Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /2009 23:16

        Voici recensés, sur le site de Centre Images (1), les films tournés dans le Cher. Sancoins, Charenton-sur-Cher, Bourges, Abbaye de Noirlac, Saint-Amand Montrond, Sancerre et ses environs... Et Vierzon ? C'est la grande absente. Pourquoi ? C'est la grande question. Pourtant, ce n'est pas faute de tendre la perche aux réalisateurs qui viennent  débattre lors des soirées de ciné-rencontres.



Viviane Candas, la réalisatrice du film Suzanne avec Jean-Pierre Kalfon (photo de Yannick Pirot, ci-dessus), que nous avions accueillis tous les deux au Ciné-Lumière en 2007, était tombée amoureuse du site de la Française. Elle attend encore une proposition de scénario...
       Etonnant, cependant, qu'un cinéaste n'ait pas l'idée de poser sa caméra à Vierzon, sur l'esplanade de la Française, par exemple ou ailleurs dans Vierzon. N'y-a-t-il pas une bonne histoire à écrire et à tourner dans cette sous-préfecture qui ne demanderait, alors, qu'à montrer l'envers de son décor ? Qui aura l'idée d'écrire ce scénario ? On ne va quand même pas le faire nous-même ? Ah, c'est une idée... !
       Ce serait bon pour l'image de Vierzon. Une saga de l'après mai 68 à nos jours, dans une ville ouvrière sur fond de valse brélienne qui vient de se faire voler le leader-ship du succès par la Préfecture de Haute-Saône et qui cherche désespérement à entrer en contact avec Jacques Brel pour compendre. Pas mal non ? Bon, ben au boulot, maintenant.

Long métrages : Home sweet home de Didier Le Pêcheur, 2007  (Sancoins); Michou d'Auber de Thomas Gilou, 2005 : (Charenton-sur-Cher) et 36 (Argenton-sur-Creuse, Montchevrier, ...); Nocturnes d'Henry Colomer, 2005 : (Bourges)

TV :
D'Artagnan et les 3 Mousquetaires de Pierre Aknine, 2004 (Bourges et Abbaye de Noirlac); Marie et Madeleine de Joyce Bunuel, 2007 (Bourges et Saint Amand Montrond)

Courts métrages : A mains nues d'Agnès Feuvre, 2004 (Sancerre et environs); Les gueules noires de Marianne Tardieu et Rodophe Bertrand,  2007 (Bourges)




(1) Centre Images est un établissement public créé à l’initiative de la région Centre, en partenariat avec l’Etat, Centre Images permet de renforcer la coopération et d’améliorer ainsi la lisibilité et l’efficacité de l’action publique sur le territoire régional. En affirmant le soutien à la création et à la diffusion des œuvres, Centre Images entend jouer un rôle important tant auprès des créateurs que des publics.
                   

http://www.centreimages.fr/

 


      





Signalons, pour l'histoire que des scènes du film Le jour et l'heure, (1962) de René Clément, avec notamment Simone Signoret et Stuart Withman, ont été tournées en gare de Vierzon, en présence des deux acteurs.
Si vous connaissez d'autres films dont des scènes ont pour décor, la ville de Vierzon, donnez-nous leurs références et vos anecdotes qui les illustrent, dans la rubrique Commentaires de ce blog.




A lire (page 28), à propos du tournage du Jour et l'heure :
http://www.anatec.fr/_elements/CAN4-Theme-A3.pdf


On a aussi trouvé ça :

Onésime est un personnage de fiction burlesque d'une série de courts-métrages du cinéma muet. Il est interprété par l'acteur français Ernest Bourbon, né le 23 octobre 1886 à Vierzon sur l'Ile du Cher et mort le 19 novembre 1954, à Paris.

Le personnage d'Onésime apparaît pour la première fois en 1912, grâce au réalisateur français Jean Durand, dans le film Onésime gentleman détective. Jusqu'en 1914, 56 titres sont tournés. Les films où de nombreuses courses-poursuites ont lieu, remportent un succès important. Les gags sont caustiques et touchent parfois au surréalisme.

En Espagne, Onésime prend le nom de Picoret, et en Angleterre, il devient Simple Simon.

Après la guerre, en 1918, alors que l'acteur revient des tranchées, la série peine à retrouver son public. Le dernier Onésime sort en 1919.

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Qui aurait dit qu'un jour, l'actualité cinématographique rattraperait l'histoire des rues de Vierzon...

 

Bien sûr, la rue Bobby Sands et des martyrs irlandais (qui rejoint la rue de la Gaucherie), n'a pour unique ambition que de rappeler un combat particulier. Qu'en reste-t-il, presque trente ans plus tard...?  Celui que raconte le film, Hunger de Steve McQueen.

 

Hunger raconte la lutte de Bobby Sands, célèbre leader de l'IRA, mort d'une grève de la faim débutée le 1er mars 1981 dans la prison nord-irlandaise de Long Kesh dite The Maze ("le labyrinthe"), lit-on dans le numéro de novembre des Cahiers du cinéma  (agrémenté d'une longue interviiew de Steve McQueen).

 

Voilà l'histoire crue qui aurait certainement échappé à celles et ceux qui traversent, cotoient ou habitent la rue vierzonnaise Bobby Sands. Car, le problème finalement, dans les noms de rues, c'est qu'elle ne raconte rien de précis. Elles s'attachent à marquer des événements nationaux ou locaux. Et pour le coup, il faut être dans l'histoire et dans les histoires pour bien en cerner le sens, le sympbole et la portée.


Inaugurée à la fin des années 80, la rue Bobby Sands prend aujourd'hui une tournure particulière (combient y-a-t-il de rues Bobby Sands en France ?) Et les élus de l'époque qui, autour d'une table, ont décidé de dénommer cette artère à forte déclivité, doivent aujourd'hui se dire, que le temps a suffi à leur affaire.

 

A Cannes, Hunger a reçu la Caméra d'or. Dur, forcément, le film plonge ainsi, par la singularité de son réalisateur, dans cette abîme de l'histoire justement. En passant, on se dit que la rue Bobby Sands et des martyrs irlandais, ce ne doit pas être pratique à écrire sur une enveloppe. Et à la lecture des nombreux articles sur Hunger, on se dit que, en plein centre de la France, une ville a choisi qu'un homme devienne une rue. Le film fait que la rue redevient logiquement un homme.

 

 

 

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Ca alors ! 

  
   "Je suis victime du plagiat de mon livre."

     C'est le titre d'un article paru dans le Berry Républicain du samedi 6 décembre 2008. Guy Blanchard, habitant à Berry Bouy, auteur d'un livre intitulé Charbon and coal, publié à compte d'auteur en 2002, affirme que le film d'Etienne Chatillez, Agathe Cléry, est directement inspiré de son histoire...

     La voici : Nathalie, adolescente blanche, sans parents, a hérité par sa mère d'une haine farouche à l'égard de la race noire. Suite à l'exposition prolongée aux ultra-violets solaires, son métabolisme va se modifier et révéler ses origines jusqu'alors inconnues; elle devient noire. Comment Nathalie va-t-elle vivre cette transformaion ? Poura-t-elle accepter cette nouvelle personnalité contraire à sa culture, à son éducation.

     C'est ce que l'on peut lire sur le dos du livre qui a refait surface dans les librairies.  Dans le Berry républicain, Guy Blanchard envisage d'engager une procédure pour plagiat.

     La Nouvelle République, dans son édition du samedi 6 décembre 2008, titre à sa une : "Un livre berrichon a-t-il inspiré "Agathe Cléry". On apprend ainsi que le livre tiré à 900 exemplaires a connu un petit succès d'estime. Guy Blanchard, écrit la N.R "a aussi créé un synopsis de son histoire, et l'a déposé à la Société des auteurs et compositeurs. Lors d'une interview sur France 3, Denis Ganay avait mis mon livre dans les mains de Bertrand Tavernier, lui suggérant d'en faire un film. Deux relais parisiens dont le PDG du cinéma Le Balzac, à Paris, reçoivent le projet. Sans écho. Tout comme les envois à Charles Gassot, producteur, à partir de 2006, quand l'écrivain amateur de 59 ans fait écho à une interview de l'actrice sur son projet de tournage.


A lire sur le site de Libé :
http://www.liberation.fr/cinema/0101304980-blanchard-broie-du-noir

Sur France 3 Centre :
http://paris-ile-de-france-centre.france3.fr/info/centre/49280053-fr.php

http://culturebox.france3.fr/all/5494/Agathe-Cl%E9ry,-plagiat-du-roman-d'un-auteur-berrichon-%3F-/ -


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On se souvient qu'en 2007, un insolite projet de studios de cinéma germait sur le site de la Société Française à Vierzon, parce que les crédits européens abondaient dans ce sens.
L'industrie cinématographique allait donc porter secours à l'économie fragile de la sous-préfecture du Cher, (en même temps qu'elle aurait rempli le site de la Française pratique !), sous-préfecture après tout chantée par Jacques Brel, qui lui-même a brillé sur les grands écrans dix fois, dont deux en temps que réalisateur. Une belle manière de boucler une boucle si l'on ajoute l'omniprésence, à Vierzon, de Madeleine Sologne et de son compère Jean Marais... Et en cherchant bien...

Mais le projet est vite passé à la trappe (pour une raison fondamentale : la majorité a changé). Pourtant, à chaque fois qu'un réalisateur (trice), producteur (trice) ou acteur (trice) passe par le cinéma vierzonnais, CinéRencontres parvient toujours à glisser une allusion pour un éventuel tournage ici. Après tout... On peut rêver. Une réalisatrice n'est-elle pas tombée amoureuse du site de la Française. Ne fallait que l'histoire, le scénario, le financement, le succès du film... En fait, il fallait surtout le film !

Le projet n'est pas forcément stupide
  mais la construction de studios, à Vierzon, impliquerait-elle logiquement une fréquentation du site par les professionnels  alors que Paris et la région parisienne ont quasiment le monopole.
A Vierzon, les infrastructures hotelières manquent cruellement, par exemple et  le soleil brille moins qu'à Marseille; le TGV est absent  et  les Champs Elysées sont un peu trop éloignés de Vierzon... 

Mais des studios, dans le centre de France, dans une ville qui compte trois autoroutes et deux transervales ferroviaires, Nantes-Lyon et Paris-Toulouse à 1h30 de Paris en train et avec une gare juste en face des hypothétiques studios, ce pourrait être après tout vendeur. Sauf que, dans le Figaro de samedi, une carte de France montre l'implantation des principaux studios sur le territoire. Elles suivent une ligne qui part de Lille, Paris, Lyon, Marseille et Nice, le long d'une ligne qui ressemble à celle du TGV, en fait...

Tourcoing, près de Lille, a ses studios,
  la région lyonnaise a inaugué les siens, jeudi dernier, à Villeurbanne. Vincent Lindon vient de tourner à Tourcoing. A Saint-Denis, le projet de Luc Besson tarde à se concrétiser : mais on parle de plateaux géants. A Marseille, on comptabilise 400 tournages par an et la ville souhaiterait accueillir des plateaux extérieurs construits sur d'anciens terrains militaires.



Alors, Vierzon ? Il y a peut-être un espoir
, finalement, de remplir les locaux de la Société-Française avec une activité lucrative. Car le Figaro écrit que "pour les producteurs, l'engouement des Régions pour le cinéma est une aubaine. Alléchés par les retombées des tournages (deux touristes sur trois ont été influencés par un film), les élus font de vrais efforts pour décentraliser les tournages, concentrés à 95% autour de Paris. les studios qui se créant, poursuit le Figaro, sont d'abord destinés aux films français. Cela tombe bien, "les producteurs aidés par le crédit d'impôt délocalisent moins les tournages", note le Centre national du cinéma". Rappelons que Faubourg 36 (première soirée-débat de CinéRencontres de la rentrée 2008)  s'est tourné à Prague par exemple.

Sur la carte de France, des studios à Vierzon, feraient une particularié, en plein centre de la France. Il faudrait juste dévier un TGV, pourquoi pas un aéroport et le tour serait joué !


Un nouveau pôle cinéma et audiovisuel baptisé Pixel a ouvert jeudi ses portes à Villeurbanne, dans l'agglomération lyonnaise, où entre 600 et 800 personnes tenteront de concurrencer les studios parisiens. L'objectif de Pixel est de se positionner sur le marché français - sept des dix studios français sont situés en région parisienne, les trois autres étant désormais installés à Nice, Marseille et Villeurbanne -, mais également européen. Dans ses nouveaux studios ultra-modernes pourront être suivis toute la chaîne de production et de post-production de longs métrages, téléfilms, séries télévisées, publicités. "La région, qui accueille déjà de nombreux tournages grâce à ses décors naturels très variés, manquait d'un tel équipement", explique Grégory Faes, directeur général de Rhône-Alpes-Cinéma et Rhône-Alpes Studios. (JDD)
 


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  Souvenez-vous, avant la construction du Ciné Lumière. Il y avait un cinéma moribond, pire, un cinéma mort puisque le France, avenue de la République, avait fini par fermer ses portes. Tragédie dans une sous-préfecture. Détruit, il a laissé sa place à un espace culturel Leclerc et, sur l'esplanade de la Société-Française, le Ciné Lumière a pris le relais, depuis trois ans, avec ses sept salles dont deux amphithéâtres. En janvier, Patrice Leconte, le parrain du cinéma vierzonnais qui était venu pour la pose de la première pierre, est revenu pour présenter son dernier film La guerre des Miss. Amitié fidèle.

     Souvenez-vous, que faisions-nous pour voir un film pendant la fermeture du cinéma et avant la création du Ciné Lumière (même si le Mac-Nab projetait des longs métrages...) ? Que faisons-nous, alors, nous prenions notre voiture et nous allions au Méga CGR de Bourges. Voilà ce que nous faisions. Jusqu'au jour où le l'actuel cinéma a ouvert ses portes, sous la direction de Francis Fourneau. Jusqu'au jour où, l'association Ciné Rencontres a vu le jour sous l'impulsion de son ex-président Joël Hallier, pour présenter autre chose, qu'une simple projection.

     Souvenez-vous de cette mauvaise blague où les spectateurs vierzonnais devaient aller à Bourges. Jusqu'au jour... Jusqu'au jour où la tendance s'est inversée, timidement encore, mais tout de même. Dans des proportions modestes bien sûr mais qui méritent d'être soulignés. Lors des dernières soirées-débats, nous avons eu le plaisir d'accueillir des spectateurs berruyers. Des spectateurs qui ont voulu voir Vierzon (tiens, ça rappelle une chanson non...?) ou plutôt, pour voir ce qui se passe, du côté du cinéma où des débats se nouent autour de films de toutes tendances, avec des gens de cinéma, réalisateurs, acteurs, et des intervenants "locaux", dans la mesure du possible. Et d'autres qui n'hésitent pas à faire une heure et demi de route pour répondre à l'invitation de Ciné Rencontres. Venir parce qu'un espace d'expression et de dialogue conjuguent des thèmes hétéroclites, du planning familiale aux autoroutes, de l'agriculture biologique en passant par les paysans, Hara-Kiri, l'école, la liberté d'expression etc.  Où les soirées, désormais, se prolongent autour d'un "pot" en rapport avec le thème des soirées...

     Souvenez-vous, lorsque, pour aller au cinéma, nous devions être dans l'ombre de la Préfecture... Or, lors de la soirée sur les paysans, nous avons été heureux d'accueillir des Berruyers qui ont découvert, par la même occasion, LE cinéma vierzonnais et son architecture industrielle, construit dans une ancienne usine de machinisme agricole. Un cinéma, vous savez, un cinéma avec une âme, un personnel qui donne l'impression d'être comme dans une famille, un directeur qui prend à coeur de répondre aux attentes des uns et des autres tout en les combinant avec les impératifs du métier. Des gens de proximité, à l'écoute.

     Nous avons été très heureux, lors du débat autour du professeur Choron, d'entendre de la part de spectateurs berruyers, qu'ils venaient pour la première fois, qu'ils avaient apprécié la soirée, les invités, l'accueil, ils nous ont fait part de leur suprise, également, à trouver, à Vierzon, ici, au cinéma de Vierzon, un tel espace de débats. L'engagement des réalisateurs n'y est pas pour rien qui n'hésitent pas à venir à Vierzon, sans se demander si la ville s'écrit en lettres capitales sur la carte de France.  C'est sûr, "nos" spectateurs berruyers reviendront. Et nous souhaitons vivement qu'ils reviennent. Idem pour ces spectateurs de Sainte-Thorette avec qui nous avons partagé un verre, vendredi soir, jusque très tard.

     Souvenez-vous, désormais, ce temps lointain des complexes... Récemment, dans la presse, un article est paru sur la programmation de la Maison de la Culture de Bourges, sur les soirées-débats qu'elle organise, le cinéma art et essai. Il est fini le temps de rougir face aux animations culturelles des autres parce qu'ici, à Vierzon, il est désormais possible d'y assister, en complémentarité avec ce qui se fait ailleurs. Pourquoi faire la même chose à trente kilomètres de distance ? 

     Sans aller jusqu'à dire que nous sommes en concurrence avec la Maison de la Culture de Bourges, loin de nous toute prétention, mais nous pouvons affirmer que la multiplicité des sujets, des invités, et l'originalité des soirées nous permettent d'attirer des spectateurs berruyers qui découvrent qu'à Vierzon aussi, aussi, ils se passent des choses, peut-être différentes qu'à Bourges, mais des choses quand même. Et rien que pour cela, nous sommes reconnaissants à l'ensemble de notre public, qu'il soit du cinéma pour sa programmation ou de Ciné Rencontres pour la sienne, de franchir les portes du Ciné Lumière. Et d'y revenir avec le même plaisir que lorsqu'ils l'ont quitté.

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Mon père ne savait ni lire, ni écrire, il se prenait pour un Gitan; à Châteauroux, il nous a élevés en Gitans, du moins à la manière berrichonne. Et le Berry, c'est un peu l'Afrique de la France, un pays de tribus, de gens forts et indépendants. Je ne me souviens ainsi d'aucun repas pris en famille à la maison. Jamais. Même tout petit. Nous vivions séparés. Quand l'un de nous en crosiait un autre en ville, il changeait de trottoir. C'était comme ça. J'ai longtemps regretté de ne pas être allé davantage à l'école, d'avoir traîné dans les rues dès 8 ans, d'avoir arrêté la classe à 12 -au certificat d'études- et d'avoir pris la route dès cet âge; je pense aujourd'hui que c'était mieux.../...

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LOUISE MICHEL

Comédie déjantée de Gustave Kervern, Benoît Delépine

avec Yolande Moreau, Benoît Poelvoorde. (1h30)

 

Quelque part en Picardie, le patron d'une entreprise de cintres vide son usine dans la nuit pour la délocaliser. Le lendemain, les ouvrières se réunissent et mettent le peu d'argent de leurs indemnités dans un projet commun : faire buter le patron par un professionnel.

L'histoire de Louise-Michel est loin d'être farfelue comme le rappellent les réalisateurs :
"Point de départ : un fait réel survenu dans la région d'Angoulême. Un sympathique patron qui avait offert de nouveaux vêtements de travail à ses ouvriers, avant de déménager ses machines en un week-end vers les pays de l'Est... Pour nous, un film ne pouvant pas être totalement gratuit et vain, nous avions trouvé là la trame d'un nouveau film, qui, comme les deux précédents, montrerait des petites gens résolus à ne pas se laisser faire face à la "Grosse Machine".

Si le film ne traite pas de la vie de Louise Michel, le lien avec la célèbre anarchiste n'est toutefois pas innocent. Pour le duo Delépine-Kervern elle était "une femme habitée d'un courage hors normes et qui, jusqu'à la mort, revendiqua sa foi en l'anarchie et la luttre contre l'injustice. Il fallait au moins deux héros pour incarner une telle énergie et une telle détermination. Dans cette optique, en baptiser une "Louise" et l'autre "Michel" nous apparut logique." 

(C'est étonnant comme cette photo avec Yolande Moreau évoque la Société-Française de Vierzon, non ?)


En savoir plus sur la "vraie" Louise Michel :


Institutrice, militante révolutionnaire et libertaire française. Née au château de Vroncourt en Haut-Marne, Louise Michel est la fille née hors mariage du fils du châtelain, Laurent Demahis, et de la servante Marianne Michel. Elevée par ses grands-parents, elle reçoit une bonne instruction et une éducation libérale, elle lit Voltaire et Rousseau et étudie la musique. Mais en 1850, après la mort de son père et de ses grands-parents, Louise Michel est chassée du château et devient institutrice. Elle fonde une école libre où elle enseigne pendant trois ans selon les principes républicains.

     Louise Michel s'installe à Paris pour enseigner dans l'institution de madame Voillier. Pour satisfaire sa soif de connaissance, elle suit les cours du soir dans les domaines les plus modernes du savoir. A Paris, Louise Michel fait la connaissance de Jules Vallès, Eugène Varlin, Rigault, Eudes, et surtout Théophile Ferré, qu'elle aime avec passion. Elle écrit pour des journaux d'opposition et rédige des poèmes qu'elle adresse à Victor Hugo
. Elle entretient avec l’auteur des Misérables une longue correspondance de 1850 à 1879. Secrétaire de la Société démocratique de moralisation, dont le but est d'aider les femmes à vivre par le travail, Louise Michel mène également une activité politique, qu'elle poursuivra jusqu'à sa mort.

     En 1870, elle est élue présidente du Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris. Très active pendant la Commune, Louise Michel fait partie de la frange révolutionnaire la plus radicale et se porte même volontaire pour aller seule à Versailles tuer Adolphe Thiers. Sa mère ayant été arrêtée et menacée d’être exécutée pour faire pression sur elle, Louise Michel se rend pour la faire libérer. Surnommée la Vierge Rouge, elle est condamnée à la déportation à vie et envoyée en Nouvelle Calédonie où elle reste jusqu'en 1880. C'est sans doute au contact de Nathalie Lemel, une des animatrices de la Commune, déportée avec elle, que Louise Michel devient anarchiste.

     Accueillie par la foule à Paris, Louise Michel reprend son activité militante. Elle donne des conférences, intervient dans des meetings, défend l'abolition de la peine de mort, les ouvriers et les chômeurs. En 1888, Pierre Lucas, un extrémiste, attente à sa vie en la blessant à la tête, mais elle témoigne au procès de celui-ci pour qu’il n’aille pas en prison. Lassée par les calomnies et le manque de liberté d’expression, elle s’installe à Londres en 1890 où elle gère une école libertaire. A la demande de Sébastien Faure, elle revient en France en 1895. Arrêtée à plusieurs reprises lors de manifestations, elle est emprisonnée pendant trois ans avant d'être libérée sur l'intervention de Clemenceau. Elle meurt d’une pneumonie à Marseille au cours d’une tournée de conférences dans le sud de la France. Une foule de 120 000 personnes l’accompagne lors de ses funérailles jusqu’au cimetière de Levallois.

     Anticléricale et antireligieuse résolue, Louise Michel a été confortée par les travaux de Darwin dans un matérialisme niant l'immortalité après la mort. Elle a appartenu à un atelier maçonnique dissident du rite écossais et fut soeur au Droit Humain (une loge porte son nom à Paris 13).


Biographie et photo empruntées à :
http://atheisme.free.fr/Biographies/Michel_louise.htm




Petite histoire vierzonnaise...
 

    

    Comment ne pas se souvenir de l'entreprise Siclor, venue s'installer, à Vierzon, en 1996 et placée en liquidation judiciaire le 31 janvier 1997,  avec un emblématique patron à sa tête, vedette du vélo et ancien directeur sportif  ! Le patron en question se tenait pourtant bien loin des affaires vierzonnaises (si ce n'est en ayant apporté les fonds nécessaires pour sa création). Il avait confié la destinée de son entreprise (fabrique de cadre de vélo) à des "hommes de confiance". Il a pourtant été mis en examen, à Bourges, pour « abus de biens sociaux, banqueroute par comptabilité fictive et par emploi de moyens ruineux pour obtenir du crédit, et fausse déclaration dans l’acte constitutif d’une société ».
     Les salariés, la plupart venant de l'entreprise Case qui avait fermé ses portes en 1995, n'avaient plus qu'à refaire le chemin inverse vers la recherche d'un emploi, délesté de l'espoir qu'ils avaient placé en celui-ci. Quant aux collectivités, elles ont été délestées de l'argent public qu'elles avaient injecté, en pures pertes, dans cette aventure industrielle.

     Du coup, le tribunal correctionnel de Bourges a prononcé une peine de trois mois de prison avec sursis après la faillite de la société Siclor. Trois autres prévenus ont comparu à la barre du tribunal pour "banqueroute par tenue de comptabilité fictive, abus de biens sociaux et fausse déclaration de constitution d'une société". L'ancien patron de Siclor a été condamné à trois mois de prison avec sursis. Les autres prévenus ont été condamnés à douze mois de prison, dont dix et demi avec sursis, et 4000 euros d'amende pour l'un, et six mois de prison avec sursis et 3000 euros d'amende pour l'autre. Le dernier a été relaxé.

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     Non, non et non !

     "Le Cinéma" de la Maison de la Culture de Bourges n'est pas la SEULE salle Art et Essai du département, comme indiqué, on l'espère vivement, par erreur, sur le site de la Maison de la Culture. Le département du Cher compte trois cinémas classés Art et Essai par l’Association Française des Cinémas d’Art & d’Essai : le cinéma de la Maison de la Culture de Bourges; le cinéma Le Moderne à Saint-Amand Montrond et le Ciné-Lumière de Vierzon. 

       Qui plus est, à Vierzon, l'association Ciné Rencontres, créée en même temps que l'ouverture du Ciné Lumière, s'emploie à organiser des débats autour de films qui, pour la plupart, n'empruntent pas les circuits commerciaux classiques. C'est ainsi que l'association permet un espace de dialogue qu'elle avait perdu pendant de nombreuses années et que représentait l'ACV, l'association  culturelle vierzonnaise oeuvrant, on s'en souvient au cinéma France, avenue de la République. Elle permet surtout de faire venir à Vierzon, des professionnels du cinéma et des responsables d'associations que le public peur ainsi rencontrer. Ciné Rencontres a également créé ce blog d'informations.

       Juste pour information : le film les Bureaux de Dieu était programmé, le 8 avril à la Maison de la Culture de Bourges, suivi d'un débat. Nous avons programmé ce film, également suivi d'un débat avec notamment le plainng familial, le vendredi 23 janvier, au Ciné Lumière. Il ne s'agit évidemment pas d'une compétition au cours de laquelle il faut dégainer le premier mais les cinémas de Vierzon et de Saint-Amand ont le label Art et Essai et ils lui font honneur. On espère que la Maison de la Culture de Bourges corrigera son site. Pour notre part, nous accueillont toujours avec bonheur les Berruyers, de plus en plus nombreux à venir aux débats de Ciné Rencontres, à Vierzon.


       L’Association Française des Cinémas d’Art & d’Essai rassemble aujourd’hui dans sa diversité l’ensemble du mouvement Art & Essai. Elle regroupe 1000 cinémas, avec plus de 2000 salles, réparties sur l’ensemble du territoire français et dans toutes les zones géographiques : centre des grandes villes, périphéries ou zones rurales. Près de 20 associations régionales ou départementales de cinémas en font partie.
L’AFCAE est également membre fondateur de la CICAE, Confédération Internationale des Cinémas d’Art & d’Essai, réseau international qui rassemble aujourd’hui 3000 écrans dans 28 pays.


Sa vocation

L’AFCAE constitue un réseau de salles à la fois indépendantes et singulières, au service d’intérêts communs :

  • Défendre le pluralisme des lieux de diffusion, indispensable à la diversité des œuvres.
  • Promouvoir un cinéma indépendant qui relève de toutes les créations, en toute liberté.
  • Présenter et soutenir des œuvres de qualité, les aider à trouver des lieux d’exposition et à rencontrer le public.
  • Favoriser leur circulation dans la durée et en profondeur sur l’ensemble du territoire.
  • Coordonner des actions au niveau national, entre des indépendants, par une mise en réseau des moyens.
  • Entretenir un rapport privilégié avec les auteurs, leur permettre l’accès à un public plus large pour qu’ils trouvent les moyens de faire de nouveaux films.
  • Encourager l’animation de lieux vivants, de proximité, qui favorisent l’échange, la réflexion et les valeurs culturelles.
  • Développer une action de formation des publics et notamment envers les plus jeunes, qui constituent le public de demain.
  • Contribuer à la diffusion des films du répertoire en salles.

Son fonctionnement


Un conseil d’administration composé de 21 membres, représentatifs de toutes les catégories d’exploitation Art & Essai et de toutes les régions, assure une direction collégiale. Les décisions sont discutées et prises en CA, suivant les orientations choisies par l’Assemblée Générale.
Les adhérents élisent un tiers des membres du CA chaque année.


Missions et actions


L’Association remplit un certain nombre de missions et met en place diverses actions au service du mouvement  et de ses engagements.
Elle est aussi l’interlocutrice des pouvoirs publics, des partenaires professionnels et des autres organismes professionnels.

Classement des cinémas Art & Essai

L’AFCAE participe aux Commissions régionales puis à la Commission Nationale du Centre national de la cinématographie qui établit le classement des cinémas. Le classement Art & Essai repose sur un indice automatique indiquant la proportion des séances réalisées avec des films recommandés Art & Essai par rapport aux séances totales offertes. Ce pourcentage varie en fonction de l’unité urbaine (de 70 % à Paris à 25 % en zone rurale). Sont également pris en compte : la politique d’animation, les actions en faveur du jeune public, du répertoire et de la « recherche et découverte » ainsi que des critères géographiques et sociologiques selon l’implantation des cinémas.
Ce classement Art & Essai permet aux établissements de bénéficier d’aides sélectives afin de mener à bien leur mission culturelle et citoyenne et de proposer une programmation ambitieuse, par nature risquée économiquement. Il est réexaminé chaque année.

(extrait du site de l'AFCAE)
http://www.art-et-essai.org/accueil.htm

 

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Question : quel est le rapport entre Vierzon et le festival de Cannes ? Le cinéma peut-on répondre, d'un bloc. C'est la première évidence qui nous vient à l'esprit. Cela fait partie assurément des bonnes réponses. Il y a en d'autres mais celle-ci fait figure de principal. C'est bien connu, c'est toujours lorsqu'on ne demande rien à personne qu'on vient vous titiller. Pourquoi le nom de Vierzon fait autant fantasmer les journalistes de la presse nationale, donc parisienne avec une nullité de talent aussi palpable ? Dire que Brel, rien qu'en citant Vierzon dans l'une de ses chansons, a permis à la ville d'être mondialement connue comme Cannes lors de son festival...

       Figurez-vous que, aussi souvent qu'étrangement, au hasard des journaux, le nom de Vierzon apparaît comme pour illustrer une mauvaise blague. Vierzon doit faire marrer avec sa sonorité zozotante, plus l'image qu'on veut en donner d'ailleurs que celle qu'elle reflète. On a envie de dire : "lachez-nous et venez plutôt voir Vierzon." Brel l'a chanté. Il a aussi chanté Clermont-Ferrand, il y a même trouvé du whysky (de Clermont-Ferrand). Tout miracle est bon à prendre.

       La scène se passe devant mon petit déj (c'est fou ce qui se passe devant mon petit-dej !) Je lis, dans le détail, le numéro de Libé de la veille, comme d'habitude, et là, damned, j'en suis au dossier sur le festival de Cannes, et que lis-je, sous le titre Nos dix commandements tu liras (petit guide pratique de survie en festival parfois hostile), sous l'inter-titre :
1-  Tu n’étrangleras point l’attaché(e) de presse avant trois jours révolus :

      "En effet, le reste de l’année, l’attaché(e) de presse a un comportement à peu près convenable. Mais une longue expérience prouve que pendant les douze jours du Festival de Cannes, il ou elle perd tout sens commun. Exemples : «Alors, c’est bien calé entre nous, l’interview de Sharon Stone a lieu jeudi à 12 h 47 en "one to one" à l’hôtel Eden Roc.» Alors que, renseignements pris, le rendez-vous a lieu mardi, around midnight, au buffet de la gare SNCF avec Roger Hanin. Ou bien : «Je suis bien à la rédaction de Star Mag Croisette ? Alors voilà, demain, rien que pour vous, il y a la projo d’un documentaire inédit filmé archi sous le manteau à Vierzon. Ça s’appelle Nos enfants nous cracheront à la gueule, tu vas voir, c’est é-nor-me !» La vérité : il s’agit d’une comédie musicale russo-eskimaude sur le douloureux mais nécessaire exil d’une transsexuelle bigoudène. Son titre : La moudjike adoucit les morses."

       Ce n'est pas la première fois que Libé a l'habitude de traiter Vierzon de sale ville de ploucs ! Le quotidien est venu repeindre la ville à travers un article de deux pages, écrit au lance-flammes et photographié au vitriol. En préférant le style éculé de la bonne commune de province, loin de tout, et surtout de l'intelligence et du bon goût, sorte de trou du c.... du monde, selon l'expression d'un homme politique local du XXIè sicèle, pas encore entré dans le Larousse des noms propres. 
Cher Libé, remarque tu n'es pas tombé loin, dans ton étrange maladie, à vouloir coûte que coûte véhiculer des clichés.  Il y a eu, à Vierzon, à Ciné Rencontres, un débat très suivi avec le film Nos enfants nous accuseront. Tu vois, c'est presque le titre que tu as choisi mais en plus sympa. Mais ça, cher Libé, tu ne le sais pas car tu es loin de te douter que dans une ville de province, il peut y avoir des débats de qualité avec des gens de qualité pour un public de qualité. Je ne t'en veux pas : quand on se gratte trop le nombril, on perd l'habitude de se gratter la tête pour aller à l'essentiel. 
Et c'est tant pis pour toi.

       Mais quand nous tournerons Nos enfants vous cracheront à la gueule, on saura à qui penser en le faisant !



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Jean Marais a toujours entretenu une intimité particulière avec Vierzon. Est-ce parce qu'un jour, il a, par le truchement du chemin de fer, posé ses pieds à la gare vierzonnaise ? Assisté à un mariage en mairie et bu un verre, au café d'en face ? Est-ce la promixité de la Sologne proche qui donna d'ailleurs son nom à Madeleine Sologne, son amie et sa compagne du grand écran qui le faisait venir dans la seconde ville du Cher ?
Jean Marais a disparu en 1998 à Cannes, laissant derrière lui une magnifique carrière, des films inoubliables faisant désormais partie du patrimoine français. Plus de dix ans après sa mort, les souvenirs du comédien se sont arrachés, cette semaine, aux enchères Drouot. Les acheteurs présents, 800 dans la salle des enchères, ont notamment pu acquérir la correspondance de Jean Marais et de Jean Cocteau, des toiles de Jean Cocteau et quelques autres objets personnels de Jean Marais

 
Plus de 500 objets ayant appartenu à
Jean Marais ont été vendus mardi, à Drouot. L'ensemble de la collection estimée à 600 000 euros s'est envolée pour la coquette somme de 2 millions d'euros. Autant dire que Jean Marais a encore ses fans. C'est la correspondance entre Jean Marais et son compagnon Jean Cocteau qui a raflé la plus grosse mise en étant vendue pour la somme de 240 000 euros.  
 
Au-delà de tous ces objets personnels, ces toiles de maîtres, ces poèmes, ces chaises et autres mobiliers, on retiendra surtout de Jean Marais
son sourire, son rire même, ses allures d'athlète, ainsi que ses plus grands films, de La Belle et la Bête, au Testament d'Orphée, en passant par Fantomas ou Le Bossu.

Cette proximité avec la ville de Vierzon, ses visites tout de même fréquentes, avaient fini par faire de Jean Marais, un de ses personnages qui sans être attachés à un lieu, font pourtant de ce lieu, l'une de leur représentation.

Avec Madeleine Sologne, le couple d'acteurs a laissé une empreinte particulière dans la ville.  Issue d'une famille modeste vivant dans un village près de Romorantin, en Sologne, région à qui elle empruntera son surnom, elle quitte La Ferté-Imbault à la mort de son père. En 1936, elle épouse Alain Douarinou, technicien du cinéma. 
Elle fait ses débuts au cinéma, décrochant un petit rôle dans "La vie est à nous" de Jean Renoir, en 1936. Sa chevelure brune la voue ensuite aux rôles de gitanes, notamment dans "Les gens du voyage", de Jacques Feyder. Elle progresse dans la carrière en partenaire de Fernandel dans "Raphaël le tatoué" de Christian-Jaque. En 1941, elle accède au statut de vedette aux côtés de
Erich von Stroheim et Robert Le Vigan dans "Le monde tremblera". En 1941, la voilà dans "Fièvres" de Jean Delannoy, en femme de Tino Rossi, dévorée par la jalousie et mourant de chagrin devant l'infidélité de son mari.

La consécration viendra avec L'Éternel Retour, écrit par Jean Cocteau et réalisé par Jean Delannoy. Le thème développe la légende modernisée de Tristan et Iseult. Aux côtés d'un débutant, Jean Marais arborant le désormais célèbre chandail jacquard, elle incarne Nathalie, nouvelle Iseult à la longue chevelure blonde (elle s'est teinte pour l'occasion). Le couple, qui symbolise la jeunesse vivant sous le joug de l'Occupation, devient mythique aux yeux de toute une génération. Les jeunes filles se coiffent désormais « à la Madeleine Sologne », avec une longue mèche tombante.

Ce personnage considérable et la notoriété qui s'en suit sera paradoxalement son chant du cygne. Après quelques rôles mineurs, la comédienne abandonne les plateaux en 1948. On l'apercevra une dernière fois au cinéma en 1969, dans Le Temps des loups de Sergio Gobbi. Madeleine Sologne décède dans une maison de santé de Vierzon, le 31 mars 1995. La ville a fait de Madeleine Sologne une personnalité vierzonnaise. Une salle des fêtes, ornée de son immense portrait, porte son nom.

 

 

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